Plusieurs mois déjà. J'ai constaté mon détachement de cette petite page. J'ai contemplé le changement qui s'est produit dans mon attitude, dans mon rapport aux mots, aux idées, aux envies de partager des réflexions. J'ai cru assister jour après jour à l'agonie de mon blog.
Depuis plusieurs mois il s'endort à l'ombre, secoué de temps à autre par une envie fugace, qui tient à peine le coup jusqu'à la fin d'une phrase ou d'un paragraphe. Une envie qui s'enfuit bien vite.
Il m'arrive régulièrement de tenter d'analyser ce qui s'est produit. Est-ce qu'un blog a une fonction à remplir qui consisterait à combler les recoins vides de l'âme, à renvoyer les échos de sa propre voix, à se regarder dans le miroir de ses propres mots, à créer autour de soi suffisamment de mouvement pour se laisser emporter par la foule?
Peut être qu'après mon changement de vie certaines choses ont retrouvé leur place, qu'un sentiment de paix et de sérénité a effacé certains réflexes qui n'étaient que des substituts. Peut être aussi que la distance m'empêche à présent de voir et de ressentir ce qui provoquait en moi ces envies. Toutes les réactions, du rire aux larmes, de l'émotion à l'agacement, de la joie à la colère, qui naissaient dans un environnement donné ont disparu pour laisser place à d'autres réactions, similaires et différentes à la fois.
Je me suis sentie un peu coupable par moments, comme si je me reprochais d'oublier ou de détourner le regard de certaines choses, de perdre un lien précieux avec un lieu, des vies, d'égarer dans les recoins de ma mémoire et dans les cicatrices sur ma peau les sensations d'hier, et de remplacer tout ceci par d'autres choses, d'autres liens, d'autres traces.
Et puis ce soir, le sommeil n'arrivant pas malgré la fatigue, je saisis mon ordinateur posé sur une table, je reprends cette position oubliée, dans mon lit, adossée à deux gros oreillers, les genoux pliés pour accueillir cette surface chaude et légèrement bruyante dotée de boutons magiques par lesquels l'âme et l'esprit s'expriment en silence, et en baladant mes doigts sur les précieuses touches, l'envie est soudain arrivée.
Tout ce temps perdu à se poser des questions quand la réponse était là. C'était juste un problème d'habitude ... juste un problème de position.
Depuis plusieurs mois il s'endort à l'ombre, secoué de temps à autre par une envie fugace, qui tient à peine le coup jusqu'à la fin d'une phrase ou d'un paragraphe. Une envie qui s'enfuit bien vite.
Il m'arrive régulièrement de tenter d'analyser ce qui s'est produit. Est-ce qu'un blog a une fonction à remplir qui consisterait à combler les recoins vides de l'âme, à renvoyer les échos de sa propre voix, à se regarder dans le miroir de ses propres mots, à créer autour de soi suffisamment de mouvement pour se laisser emporter par la foule?
Peut être qu'après mon changement de vie certaines choses ont retrouvé leur place, qu'un sentiment de paix et de sérénité a effacé certains réflexes qui n'étaient que des substituts. Peut être aussi que la distance m'empêche à présent de voir et de ressentir ce qui provoquait en moi ces envies. Toutes les réactions, du rire aux larmes, de l'émotion à l'agacement, de la joie à la colère, qui naissaient dans un environnement donné ont disparu pour laisser place à d'autres réactions, similaires et différentes à la fois.
Je me suis sentie un peu coupable par moments, comme si je me reprochais d'oublier ou de détourner le regard de certaines choses, de perdre un lien précieux avec un lieu, des vies, d'égarer dans les recoins de ma mémoire et dans les cicatrices sur ma peau les sensations d'hier, et de remplacer tout ceci par d'autres choses, d'autres liens, d'autres traces.
Et puis ce soir, le sommeil n'arrivant pas malgré la fatigue, je saisis mon ordinateur posé sur une table, je reprends cette position oubliée, dans mon lit, adossée à deux gros oreillers, les genoux pliés pour accueillir cette surface chaude et légèrement bruyante dotée de boutons magiques par lesquels l'âme et l'esprit s'expriment en silence, et en baladant mes doigts sur les précieuses touches, l'envie est soudain arrivée.
Tout ce temps perdu à se poser des questions quand la réponse était là. C'était juste un problème d'habitude ... juste un problème de position.

4 comments:
je viens de vous envoyer une e-mail contenant ce lien:
http://www.voltairenet.org/article157210.html
histoire d'être sûr que vous lisiez l'article...ça va vous donner des idées :)
Tu es de retour aya marhbé!!! moi je quitte chérie j,en ai marre et crois-moi j'ai essayé toutes les positions !!!!!!!!!! lol
joli post,Bravo et bonne continuation !!
en tt cas Bravo Nadia :)
tu nous fais partager tes idées et c'est très instructif et très intéressant je trouve!
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