Wednesday, August 27, 2008

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de ... problèmes!


Aujourd'hui ma séance de rattrapage blogosphérique pendant la pause a été consacrée au chef spirituel de la prise de tête blogosphérique, j'ai nommé Tarek ... (oh ça va je plaisante ;) ). En parcourant en diagonale certains de ses posts, découvrant au passage que, blogosphériquement parlant, j'étais centre gauche libéral, un post a attiré mon attention. Sujet: Divorcer en Tunisie.

L'angle de vision de Tarek était la réaction sociale au divorce, point qui m'intéresse fortement d'ailleurs de par l'hypocrisie monumentale qui existe encore à ce niveau. En ce qui me concerne, ce thème m'évoque autre chose, un questionnement, et une tentative d'analyse.

Tout le monde a constaté qu'effectivement, le divorce est devenu un phénomène de société. De plus en plus de couples, souvent jeunes, choisissent de mettre fin à leur union, parfois quelques mois seulement après la signature du fameux contrat. Et tout le monde de s'étonner et de crier à la catastrophe et au délitement de la société tunisienne et de la famille tunisienne et à la détérioration des moeurs en Tunisie ...

Personnellement, et bien que les chiffres soient importants, je n'ai jamais été étonnée. Je ne fais que constater avec beaucoup de regret une conséquence attendue de l'incohérence socio-culturelle qui règne.

Je m'explique. Grâce à mes observations - et par observations je désigne toutes les unions auxquelles j'ai assisté dans mon entourage proche, parmi mes amis et dans ma famille, mais large aussi et que j'ai suivies de près ou de loin- je suis arrivée à un certain nombre de conclusions qui n'engagent que moi bien entendu:

- Je constate dans un premier temps qu'aujourd'hui encore, beaucoup de jeunes se marient d'une façon traditionnelle. C'est à dire qu'ils font connaissance dans le cadre familial ou dans un cercle de connaissances limité, sous l'œil attentif des parents, et suivent dans leur relation des règles précises de conduite. L'homme se présente officiellement pour "faire connaissance", processus qui dure quelques mois avant officialisation de la relation et passage à l'acte. Ce processus se déroule plus ou moins sous surveillance selon les familles, mais très souvent, il n'autorise en aucun cas une intimité ou une exploration poussée du comportement et du caractère de l'autre au quotidien.

Je n'ai pas d'objection à émettre sur cette façon de faire. C'est un choix. Cela peut même très bien se passer. Le problème est qu'à cette façon de faire traditionnelle s'oppose une évolution de la société et de la psychologie masculine et féminine qui rend le schéma très fragile.

Je m'explique encore: quand, il y a des décennies, cette façon de faire était de rigueur, les attentes des hommes et des femmes étaient différentes. On cherchait en priorité un partenaire avec un certain nombre de critères liés à la famille, l'éducation etc. sans aucune autre attente. Tout ce qui peut consolider la relation n'était qu'un bonus, et si cela se passait mal à un autre niveau (intime, relationnel, etc.) c'était, en général, un problème à gérer mais pas un obstacle à la poursuite de l'union. Le schéma était donc cohérent. Une procédure familiale débouchait sur une construction familiale où l'intérêt de la famille était prioritaire, et où le maintien du noyau familial était une obligation à partir du moment où les critères que j'ai cités étaient satisfaits.

Depuis, tout a changé. Tout d'abord, les hommes et les femmes ont d'autres aspirations. Il y a des carrières en jeu, il y a de la sentimentalité au centre des relations, il y a des frustrations dues au décalage de l'âge moyen des nouveaux mariés, au tabou de la sexualité réprimée ou cachée, il y a des considérations matérielles qui prennent le pas sur les fameux concepts de "bonne famille" et de "bonne entente", "bonne éducation", etc. Et surtout, il y a un énorme égo à contenter des deux côtés.

Beaucoup trop d'éléments qui changent complètement la donne, et les gens se retrouvent à appliquer des schémas "de sécurité" qui sont voués à l'échec parce que ne correspondant pas à leurs attentes réelles, souvent refoulées et ignorées ou sous estimées. On pense faire ce qu'il y a de mieux et de plus raisonnable, mais c'est comme si on achetait un objet qu'on croit devoir acheter alors qu'il ne satisfait pas le besoin que l'on a.

- De plus, je me permets de m'attarder un point en particulier dans tout ceci: l'intimité des couples. Pour des raisons socio-culturelles que nous connaissons tous, la plupart des relations en Tunisie c'est, au mieux, passer quelques heures par semaine dans un salon du thé à se sourire, à se sortir de bons mots et à discuter maison et voiture. Bon j'admets que c'est un peu caricatural. Mais ce n'est pas si éloigné de la réalité.

Un couple en Tunisie, même si la relation avant le mariage dure des années, ne construit que la surface, la façade, le côté pratique, les bons moments, le fond est laissé à plus tard, après le mariage.

Encore une fois, ceci ne poserait pas de problème si l'ensemble était cohérent. Et encore une fois, il y a des éléments qui changent la donne. Maintenir ce schéma avec les nouvelles attentes, c'est comme penser que la vie de couple est un roman Arlequin (non que je sois experte en matière de littérature à l'eau de rose, mais bon, on utilise les références qu'on peut ...).

Passée la cérémonie et la traditionnelle semaine de tapage et de soirées on l'on dégouline de sueur, la porte se referme sur deux jeunes gens qui ne se connaissent finalement pas du tout.
Il y en a un qui dort avec ses chaussettes sales, et une qui se réveille le matin avec une tête de gorille. Il y en a un qui aime manger des glibettes dans le salon quand l'autre est une maniaque du ménage. Il y en a un qui veut suivre tous les matchs de foot et les émissions de sport quand l'autre se jetterait par la fenêtre si elle ratait un épisode d'un feuilleton turc (que je ne citerai pas pour éviter les cris et les larmes ... ).Il y en a un à qui sa mère a fait croire que la fonction première de la femme c'est de lui masser les doigts de pieds une fois son ménage et sa cuisine faite, quand l'autre a été élevée au Nanan pendant que la bonne préparait le couscous. Il y en a un qui a une expérience sexuelle imprégnée de libertinage et illustrée de positions incongrues et d'affaires expédiées en 10 minutes quand elle s'attend à être caressée toute la nuit allongée sur le dos ...

Bon je m'égare là ...

Cette difficulté à s'adapter à la vie à deux et à l'intimité et aux travers et défauts de l'autre est un problème vieux comme le monde. Mais de même que ce que j'ai dit auparavant, tout ceci ne pouvait constituer un sujet de discorde grave et menant à la demande de divorce à une certaine époque. Aujourd'hui, la fameuse phase d'adaptation, évaluée à 6 mois au minimum, fait apparaître des problèmes "volontairement occultés" alors que chacun est conscient au fond de lui-même qu'il a des attentes et des espérances, des exigences même qu'il ne prend pas le temps d'analyser pour voir si la personne choisie pourrait correspondre.
Plus important encore, j'ai l'impression que beaucoup de gens ne se laissent pas ce temps là. Ce temps d'adaptation pendant lequel on se dispute, on a peur de s'être trompé, on se remet en question ... on ne se le donne pas. Comme si ce n'était pas prévisible, attendu, évident que cela devait se produire ainsi. Comme si les rencontres dans un salon de thé tous les samedis après-midi garantissaient de facto la création de rapports solides, d'une complicité à toute épreuve. Et surtout comme si épouser quelqu'un voulait dire qu'il ferait don absolu de lui-même alors qu'on aurait rien à changer soi-même.

En résumé, un schéma du passé appliqué à des attentes d'aujourd'hui. Une incohérence, une incompatibilité, une inadaptation des attentes de chaque individu et même du couple, je dirai même une naïveté, ou un manque de confiance, une tendance à vouloir tracer un plan en ignorant un élément important: sa propre humanité.

Pour moi cette affaire n'explique pas tous les divorces, mais beaucoup ... beaucoup d'entre eux.

20 comments:

Mani l'Africain said...

Tes écrits m'ont beaucoup manqué tu sais.

Anonymous said...

From wild Bled
C'est une analyse pointue - J'ai bien apprécié, meme si je suis pas totalemet d'accord
Etant un conservateur, j'aurai aimé voir dans votre analyse les résultats de l'eloignement d'une partie de la population de notre religion

j'ai pas encore lu votre archive, ma premiére impression est que vous etes une laique ou à tendance laique

J'éspére que non,
Sinin quel gachis???????

MetallicNaddou said...

@mani: il faut du temps pour écrire ;)

@anonyme: en ce qui concerne la première partie du commentaire, j'ai analysé la situation selon un angle de vue qui m'intéresse particulièrement. Je ne pense pas qu'on puisse traiter "l'éloignement de la religion" comme étant une cause directe de l'augmentation du nombre de divorce, il s'agit plutôt d'un changement global de la façon dont les personnes conçoivent leur vie et ajustent leur comportement à leurs attentes.

Pour le reste, oui je suis "à tendance laique" ... je pense à la laicité comme garantie de la liberté de culte et du respect des croyances d'autrui, et comme garantie de la liberté de chacun de pratiquer ou non une religion ou une autre sans intervention d'un appareil d'état tant que sa pratique ne touche pas à l'intégrité physique et morale d'une autre personne. Je ne vois pas en quoi ce serait un gâchis.

Par ailleurs, je suis croyante ... je ne pense pas que cela vous concerne, mais si ça peut vous rassurer voilà je vous en informe ...

Slaim said...

"Il y en a un qui dort avec ses chaussettes sales, et une qui se réveille le matin avec une tête de gorille"

ta7ki 3ala Anis w Badr?

j'ai apprecie l'analyse, finalement ils se connaissent pas, ils ont vecu dans un espace Euclidien parfait et plan alors que mamma mia Reimann chouf chouf (non que je sois expert en matière de geometrie a n-dimensions, mais bon, on utilise les références qu'on peut ..), tu me pousses a partager quelques pages extraites d'Itineraire de A. Babbou sur ce point particulier mais ca risque de faire grincer des dents :p

Sujet a creuser encore et encore

continue Me7rziya

Anonymous said...

From Wild Bled

Nadia, je suis absolument d'accord avec vous que l'eloignement des pratiques islamiques ne peut pas etre considére comme cause directe de l'augmentation des divorces, toutefois l'islam pourrait constitué un bémol pour les autres causes directes que vous avez énumérés;
Accepter son partenenaire comme il est aprés avoir essayer de le corriger, est une '3ibéda' dans notre religion

Pour la laicité Nadia, une confusion existe parmi plusieurs bloggeurs entre etre laiques, etre athées, et surtout dénigrer l'islam (voir la liste de vos nlogs préférés)

L'islam est une religion laique selon les définitions internationales, except le fait qu'un musulmna ne peut pas changer de religion

Je suis content que vous etes croyante, j'éspére que vos analyses inclueraient, de temps en temps, une touche islamque

MetallicNaddou said...

@anonyme: je pense qu'il faut arrêter d'exploiter la notion de religion comme "solution" à tout et n'importe quoi. A mon avis la religion instaure une sorte de cadre comme l'éducation de nos parents. Après on a chacun un cerveau, et on devrait être capable d'assumer nos choix. Entre autres, le fait d'accepter son partenaire après avori essayé de le changer c'est une question de bon sens. Certes les religions mettent souvent en avant desp rincipes de ce genre, mais ce n'est exclusif, ni à l'islam ni à aucune religion ou croyance d'ailleurs.

Concernant la confusion entre laicité et athéisme ou autre, je ne vois pas en quoi cela me concerne. J'ai souvent constaté que ce sont les conservateurs qui ont le plus de mal à faire la différence et à accuser n'improte ki de je ne sais quoi dès qu'il défend la laicité.

D'autre part, justement parce que je défend le principe de laicité, je ne vois pas pkoi je donnerai des leçons basées sur mes croyances dans mes posts. J'ai eu l'occasion de parler de ma conception de la croyance dans nombreux de mes écrits, et je m'arrêterai là à ce sujet. Par ailleurs j'ai dit que j'étais "croyante", appréciez la nuance.

Big Trap Boy said...

It's good to have u back.

:)

Rue de la paix said...

comme tu le dis si bien... ce sont les attentes qui ont évolué plus du côté de la femme que de celui de l'homme, à mon avis...
En règle général, les unions à la traditionnelle sont utilisées par les hommes qui n'ont pas évolué et des filles pressées de se caser... mais la fille en question est bien trop émancipée et se rend vite compte de l'erreur qu'elle a faite... face à l'inconnu, elle choisit de repartir à Zéro.
C très triste tout ça... si seulement, les gens montrait leur vrai visage des le début et qu'ils prenaient le temps de se connaître un peu...
Joli Post Naddou !

MetallicNaddou said...

@BTB: mar7ba bya !!! :D

@rue de la paix: je suis plutôt d'accord avec toi quand tu dis que la psychologie féminine a plus évolué du fait de l'évolution de la situation de la femme dans le pays. Cela étant dit, je pense que les hommes n'assument pas tout à fait leur propre évolution non plus. Si les femmes se conforment au schéma classique, c'est parce qu'elles savent plus ou moins que les hommes vont y recourir en priorité. Alors que les hommes eux font ce choix volontairement en pensant que c'est mieux pour eux d'avoir la petite femme de bonne famille bien éduquée bien encadrée etc. alors qu'eux mêmes sont passés à autre chose et qu'ils ont fréquenté des femmes qu'ils ont tout fait apprécié mais dont ils craignaient peut être un comportement trop libre ou carriériste etc. C'est compliqué pour eux de concilier leur vision de la femme dans l'absolu, et leur vision de leur propre femme qu'ils choisissent "par sécurité" selon le schéma classique en pensant que ce serait une garantie alors que c'est tout le contraire, puisque tout le monde se ment un peu dans ce cas là

Rue de la paix said...

c bien ce qui m'énerve le plus Naddou... dans leur petite vie, ils courent les femmes "open" et indépendantes mais le jour où ils décident de se marier... Il cherche la petite fille de bonne famille qui n'est jamais sortie du cocon familial... Mais, l'autre ils ne la regardent même plus...c'est une fille qui a trop roulé sa bosse :)
N'importe quoi !!!

Hamadi said...

Une analyse pertinente mais il y a une petite omission.
La pression sociale pour les deux profils homme/femme fait que les choix ne sont pas bon ou ne sont que de "second best". Si on part dés le choix sur des bases pas trop solide, il y a des fortes chances de ne pas aboutir.
Une petit(e) ami(e) ou une copin(e) n'est pas forcement le mieux indiqué pour etre le compagnon d'une vie parce que la relation humaine n'est pas la même et ne poursuit pas les mêmes objectifs.
L'hypocrisie sociale ajoute des ingredients à l'échec. Cette hypocrysie se manifeste (selon moi) dans tout l'investissement financier autour de mariage.

MetallicNaddou said...

@hamadi: je ne pense pas que ce soit une omission, pour moi c'est la même idée de base. Ce que tu appelles "pression" sociale ou familiale participe à la création du schéma qui est appliqué, et c'est d'autant plus un schéma traditionnelle qu'il est justement inspiré par la pression ou l'influence sociale et familiale.

Quant au fait de se marier avec sa petit amie, ça ne change rien à l'affaire. Tout dépend justement du rapport qu'on a avec la personne en question: soit on est dans un rapport de véritable connaissance de l'autre et d'acceptation d'un niveau de concession donné, soit on ne se connait pas vraiment (quelque soit la nature exacte et les objectifs de la relation) et là, qu'elle soit la petite amie ou la fiancée ou la fille des voisins, le problème sera là de toute façon.

sinda said...

C'est la 1ère fois que je lis un de vos posts et j'aime beaucoup votre sens de l'analyse. Surtout que c'est un des sujets brûlants ces derniers temps dans en Tunisie. Comme tu le dis si bien, quand il s'agit de mariage, les hommes courent vers leurs mères pour qu'elles leur dénichent la bonne fille de famille qui n'a rien vu du monde, alors que Meussieu a passé sa jeunesse à s'éclater en boîte de nuit et flirtant avec autant de filles que possible. Et là je pense qu'il faut plaindre les femmes qui ne savent plus quoi faire: tentées par l'émancipation de leurs copines et collègues de travail mais toujours célibataires, et tentées-car ont réussi trouver l'homme idéal- par celles qui n'ont jamais mis le pied dehors avec un homme avant qu'il ne vienne parler officiellement à ses parents. Jusqu'à devenir schizophrène voire frustrées de n'assumer aucun des moules que proposent la société. Et pour qu'elles réussissent, il faudrait un jour arrêter l'hypocrisie et assumer son mode de vie

Samia Guerra said...

http://tunisie-harakati.mylivepage.com

En Tunisie il y a beaucoup de jeune femme qui ne veulent se marier rien que pour quitter le domicile familiale. Les moeurs se sont dégradés. Les femmes en majorité jalouses les amies, les cousines, les voisines....... alors le jour de leurs mariages, elles veulent toujours mieux et plus que les autres quitte à endetter le futur couple. Puis d'autres jeunes mariés n'ont pas la chance d'apprécier leurs mariages car le destin les a conduit en prison, voir la détention injuste de Sameh Harakati. Les mentalités en Tunisie doivent changer, le mariage n'est pas un jeu. Mais heureusement que la majorité des tunisiennes gardent les pieds sur terre.

http://tunisie-harakati.mylivepage.com

Macho said...

Aujourd'hui les femmes chez-nous se marient juste pour la robe, les bijoux, la soiree du mariage dans le 4 etoile de luxe, et le voyage de noce. Le reste ne leur dit rien, et elle ne sont plus pretes a le respecter.

Macho said...

Plusieurs couples aujourd'hui font connaissance dans les facs, le boulot, la rue, et partout. Le shemas que tu en parles ne represente pas tout-a-fait la realite d'aujourd'hui. T'est trop pointilleuse sur la tradition, mais les choses ont change, c'est plus le pere et la mere qui choisissent maintenant, a part des exceptions bien sure.

Les jeunes femmes d'aujourd'hui regardent trop les apparences. La voiture, le fric, les fringues, se laissent aller avec le bluff des mecs qui ne sont pas toujours honnetes et de bonne foi.

On regarde que les apparences aux depart, mais apres le mariage on se met a chercher autres choses. Parfois on les trouve pas chez son conjoint, et on fini par divorcer.

Je connais quelqu'un qui a connu sa futur femme avec le telephone portable, un faux numero quoi. Peu apres, un amour et une romance sans precedent ont eu naissance. Un mariage inoubliable dans un 4*, un voyage de noce extra-ordinaire dans un pays tropical, des bijoux, des cadeaux, ... Et uniquement 15 mois de vie de couple! Et actuellement leur futur et dans les mains du juge.

Bein, elle s'est apercu qu'il l'a trompe pendant leur periode de fiancail! C'est vrai, je le savais moi. Mais a cette epoque, elle a cru que le gars est un ange, vu qu'il n'arrete pas de l'arroser avec les cadeaux, de l'inviter a sortir dans le boites et les restos ... Mais en meme temps, il n'a pas rate les occasions pour tirer des coups avec des prostituees pratiquement.

Et plus tard, c'est l'un de ces copains qui a tout raconte a sa femme (pas moi bien sure!)

C'est pas uniquement de la faute du gars. C'est de sa faute a elle aussi, elle s'est laissee aller comme une pute pratiquement.

Lui, il a du fric et il pourra se remarier le lendemain s'il le voudra. Elle par contre, son futur n'est pas du tout certain. Elle a meme arrete ces etudes pour profiter de la vie avec son amour! Actuellement, elle n'a ni amour, ni etudes.

C'est triste mais vrai!

MetallicNaddou said...

@macho: je connais très bien la réalité d'aujourd'hui, et le fait que les gens se connaissent au boulot ou à la fac ne change rien au schéma. Je n'ai pas dit que c'était les parents qui choisissaient les conjoints, j'ai dit que les jeunes gens choisissaient leurs conjoints eux mêmes mais en suivant un schéma donné. J'en connais qui ont préféré se lier avec une personne plutôt qu'une autre, toutes les deux connues dans un cercle d'amis ou dans le milieu des études mais selon des critères du type "ma mère n'acceptera jamais ça ..." ou alors "il faut je me marie avec quelqu'un comme ceci ou comme cela à cause de ma famille ou à cause de mes origines (régionales) ou de mon nom de famille (grande famille connue ..) ..." sans pour autant réussir leur vie de couple. bien sur ce n'est pas le cas de TOUS, mais c'est le cas de beaucoup de gens. J'en connais aussi qui sont sortis avec des camarades ou des collègues puis ont fini par se marier avec quelqu'un qui a été recommandé par la famille, et ça se passe dans tous les milieux comme ça. Sans parler des rencontres organisées "pour voir si vous vous entendez, qui sait ça peut marcher" ... et je ne parle même pas du fait que dans les régions autres que la capitale et les grandes villes, le schéma traditionnel est encore bel et bien présent. J'ai écrit ce post en pensant à des gens que je connais et qui viennent de familles très modernes en apparence.

La suite de ce que tu décris existe aussi, mais je pense aussi que c'est un résultat d'une perte de repères. A force de ne pas chercher les choses qui sont vraiment importantes pour soi, on finit par se laisser berner, d'un côté comme de l'autre. Et là je ne fais porter la responsabilité ni à l'un ni à l'autre mais aux deux et à la société qui leur facilite cette superficialité, la nourrit et l'encourage.

Talent Search said...

jte remercie d'abord pour ce post,très intéressant comme sujet,un sujet qui occupé l'esprit de presque toute la jeunesse en Tunisie.
et bien mon avis,c'est que,à force qu'on attend "le bon",plus on ajoute des critères à chaque fois à notre liste de critères qu'on a commencé déjà à rédiger dés la 1ere fois qu'on a rencontré un mec/une fille depuis note jeune age ou depuis l'age qu'on a décidé de chercher "le bon", et bien,au fur et à mesure,que cette liste de critères se remplit,il s'avère difficile de trouver "la personne"..
et comme vous l'aviez dit, par rapport à certaines obligations (surtout familiales, et autres ..),on retarde de plus en plus l'age de se marier. Les hommes de leur coté ne savent plus ce qu'ils veulent trouver (une indépendante ..ou une fermée d'esprit..),et les jeunes filles quant à elles,soit,petit à petit,vont se laisser faire et submerger par les idées de leurs familles et leurs pensées sur le nouveau mari,soit,se marient à un age "un peu critique" disons à partir de 36ans.

C'est triste je trouve..
Le divorce, on en a tous peur! on l'éloigne certes au maximum de nos pensées, mais il rode toujours notre esprit..et cela à cause des préjugés,des mal ententes,..qui n'ont pas été clarifiés au début d'un engagement à long terme!

Espérons maintenant que les prochains mariés trouveront leur bonheur à long terme :)

Talent Search said...

Search for Models New York

me3da said...

moi je reste une heure et non pas 10 minutes .

Nadia From Tunis © 2008. Design by :Yanku Templates Sponsored by: Tutorial87 Commentcute